Il a attendu 31 ans pour son premier trophée
Le 26 octobre 2026, au London Palladium, Harry Kane a reçu le Ballon d'Or. Il a 33 ans. Aucun Anglais ne l'avait gagné depuis Michael Owen en 2001.
Son histoire est l'inverse de celle des prodiges. Un club l'a jugé trop lent et trop rond quand il était enfant. Tottenham l'a prêté quatre fois. Il a perdu des finales pendant dix ans, avec son club comme avec l'Angleterre, au point qu'on parlait d'une malédiction.
Puis il est parti à Munich. Il y a gagné ses premiers titres, et la saison 2025-26 a été la plus forte de sa carrière : 73 buts en 65 matchs, club et sélection réunis.
Ce numéro raconte ce parcours avec des chiffres vérifiés. Quand une information n'est pas confirmée, nous ne l'imprimons pas. Quand il s'agit d'argent, nous disons d'où vient l'estimation.
Le gamin qu'on trouvait trop rond
Harry Edward Kane est né le 28 juillet 1993 à l'hôpital Whipps Cross, à Leytonstone, dans l'est de Londres. Deuxième fils de Kim et Patrick Kane, il a un grand frère, Charlie. Son père est né à Galway, en Irlande. La famille vit à Walthamstow puis à Chingford.
Vers 5 ans, pour un devoir d'école, il écrit qu'il veut jouer au football. À 6 ans, il signe au Ridgeway Rovers, un club de quartier. Encore enfant, il passe environ un an à l'académie d'Arsenal, qui le laisse partir : trop lent, pas assez athlétique, un peu rond selon les récits de l'époque. Son père lui dit de ne pas s'inquiéter.
À 11 ans, un essai à Watford le remet en selle. Il marque un triplé contre les jeunes de Tottenham, qui décident alors de le prendre. Il va à la Chingford Foundation School, la même école que David Beckham.
> « La confiance en soi, c'est énorme. » (Harry Kane, 2015 (traduit))
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